Revue de presse


le journal des finances 12/01/08


*NOTRE CONSEIL
Acheter

Grâce à une récente acquisition, le Groupe se renforce dans les métiers de l’environnement. L’année 2008 s’annonce par ailleurs riche en nouveaux contrats. Nous renouvelons notre conseil d’achat avec un objectif de cours de 17 euros à dix huit mois.

Une note d’analyste infondée a provoqué fin décembre une forte baisse du titre Hiolle Industries. En quelques séances, l’action a touché un plus bas annuel, à 12,1 euros, avant qu’un communiqué de la société et surtout l’annonce d’une nouvelle opération de croissance externe ne viennent rassurer les investisseurs. Le Groupe valenciennois a annoncé l’acquisition de Graff, une société spécialisée dans la construction métallique high-tech, qui conçoit et réalise des ouvrages mécano-soudés dédiés à la protection de l’environnement. La cible réalise un chiffre d’affaires annuel de 9 millions d’euros et une marge nette d’environ 7%. Graff dispose par ailleurs d’une trésorerie nette de 2 millions d’euros. L’acquisition aura ainsi un impact positif sur les résultats dès 2008.

I l faudra patienter jusqu’au 15 février, date de la publication du chiffre d’affaires 2007, pour avoir plus de précisions sur l’exercice en cours, mais on peut d’ores et déjà dire que celui-ci, s’annonce sous de bons auspices. « De gros contrats sont en cours de finalisation et devraient aboutir dans le courant du semestre », indique Denis Wautier, président du Directoire de la société. L’un des contrats prévoit ainsi l’installation d’une usine de méthanisation (procédé qui permet de produire des biogaz à partir des déchets en Ukraine. Un autre contrat, d’une quinzaine de millions d’euros, prévoit le transfert d’une sucrerie d’Espagne vers l’Egypte.

Enfin, les dirigeants du Groupe valenciennois entendent bien profiter de la demande croissante en énergies renouvelables aussi bien en France que dans les pays émergents.

Ils se rendront prochainement au Maroc, où une coentreprise avec une famille locale a été récemment créée, BM Hiolle, pour développer des activités à l’énergie photovoltaïque.

Tous ces projets devraient se traduire par une croissance d’au moins 10% de l’activité en 2008 et par une nouvelle amélioration des résultats. Le dynamisme de la société justifierait ainsi un PER 2008 de 17 fois.


la vie financière le 14/01/08

Le spécialiste des services industriels va enfin voir ses efforts commerciaux récompensés, avec, à la clé, plusieurs très gros contrats.
Les actionnaires ne tarderont pas à apprécier les retombées de ces opérations.
Patiemment, depuis plusieurs
années, l’industriel du Nord sème ses graines en terre étrangère… et la récolte va enfin commencer : le groupe a signé, ou est en passe de le faire, plusieurs gros contrats de transfert (démontage de sites industriels en France et remontage à l’étranger) ou de construction d’usines. Un premier,
de 64 millions d’euros, pour la construction d’une usine de méthanisation de déchets ménagers
(capacité de 100 000 tonnes)
a été conclu en Ukraine (un acompte de 9 millions est attendu
courant janvier). Un autre du même type, en Azerbaïdjan, est en négociation très avancée. Ensuite, le groupe devrait entreprendre
le démontage d’une sucrerie espagnole au cours des prochains mois afin de la transférer
en Egypte. Un acompte sur ce contrat de 15 millions est également attendu d’ici à fin février.
D’autres négociations sont en cours pour des transferts de sucreries car la législation européenne
incite les producteurs à réduire leurs capacités.
Enfin, le projet qui retenait l’attention
de tous était le transfert
d’une centrale thermique vers l’Afrique australe, avec des facturations de 150 à 200 millions d’euros à la clé. « Là aussi, explique
Jean-Michel Hiolle, les négociations
sont très avancées, notre client britannique nous ayant déjà versé 150 000 dollars pour réserver une centrale. » L’option reste néanmoins à valider…
Valorisation modeste
Ces contrats vont changer, pour ne pas dire bouleverser, la physionomie
du groupe. Qu’on en juge : en 2007, Hiolle Industries devrait dégager un résultat opérationnel
courant de l’ordre de 8,5 millions d’euros
(+ 21 %), pour 84 millions d’euros de facturations (+ 25 %), et le bénéfice
net s’établir à environ 5,1 millions d’euros (+ 24 %). Or certains de ces contrats, explique
Jean-Michel Hiolle, seront en partie facturés en 2008. La sucrerie espagnole pourrait être démontée en totalité en 2008 (15 millions d’euros), alors que la construction, donc la facturation
de l’usine en Ukraine, s’étalera sur 2008 et 2009. Quant au transfert d’une centrale
thermiquede
la France vers l’Afrique australe, ses opérations
s’échelonneraient de 2008 à 2011. La marge opérationnelle de chacun de ces contrats promet d’être largement supérieure à celle du groupe (10,1 % estimés en 2007), c’est peu dire qu’ils vont entraîner une envolée des bénéfices. En outre, les autres métiers du groupe maintiendront
un rythme de croissance à deux chiffres. Les services industriels
(maintenance ferroviaire, usinage, conception électrique, ingénierie, montage et les activités
liées à l’environnement (fabrication de chaînes de dépollution
d’automobiles, systèmes de traitement de l’air et de l’eau, conception et installation d’usines
de production électrique à base de biomasse, d’énergie solaire…) connaissent en effet une croissance régulière et solide.
Enfin, le groupe vient d’acquérir
pour 7 millions d’euros (dont 2 millions de trésorerie) Graff, société de maintenance
industrielle et de construction de machines spécialisées
dans l’environnement
(9 millions d’euros de chiffre d’affaires, 10 % de marge nette récurrente).
Ainsi, selon l’importance de la facturation relative aux grands contrats et la marge afférente, le groupe pourrait afficher entre
120 et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2008, dégager un résultat opérationnel
courant compris entre 15 et 19 millions d’euros et un bénéfice
net d’au moins 10 millions (+ 100 %). Ce qui fait apparaître une valorisation d’une douzaine de fois le bénéfice net estimé et une valeur d’entreprise inférieure à 8 fois le résultat opérationnel courant. Un prix très raisonnable compte tenu de la nature des activités, des perspectives de développement sur des secteurs porteurs et de l’excellente santé financière (trésorerie nette estimée
à 8 millions d’euros fin 2007) du groupe.
Enfin, l’introduction en Bourse de la toute jeune filiale Hiolle Energie, envisagée dans le courant
de l’année pourrait, en fonction des niveaux de valorisation
acceptés par les investisseurs, souligner davantage la modeste valorisation
du groupe. Spécialisée dans l’énergie solaire, Hiolle Energie exploitera
des centrales photovoltaïques de production électrique dont elle sera propriétaire,
centrales construites par sa filiale commune avec le groupe Clipsol. Concrètement, Hiolle Energie, qui vise 8 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, louera des toitures de bâtiments
industriels sur lesquelles elle installera des panneaux solaires.
Une activité capitalistique à forte visibilité qui devrait séduire les investisseurs…
christophe descamps

[ Notre conseil :Acheter.
Les gros contrats et l’introduction en Bourse de Hiolle Energie devraient avoir un effet substantiel sur le cours


la voix du nord 14/09/07

PRIX DE L'AUDACE CRÉATRICE
Une PME valenciennoise à l'honneur à l'Élysée
vendredi 14.09.2007, 05:50

Hiolle industries, qui compte 810 salariés, a embauché 108 personnes cette année. PHOTO CHRISTIAN DAUMERIE.

Nicolas Sarkozy a remis hier le « Prix de l'audace créatrice » à l'entreprise valenciennoise Hiolle industries, en soulignant « l'audace » de ses propres réformes !

« Autodidacte » et « Entrepreneur de l'année » en 2006, Jean-Michel Hiolle est un habitué des trophées économiques. Cette fois, c'est le « Prix de l'audace créatrice » qui lui a souri ! Décerné par le cercle du même nom, autour de Marc Ladreit de Lacharriere, président de FIMALAC, ce prix récompense une PME cotée en bourse et ayant fait progresser à la fois ses résultats, sa rentabilité mais aussi ses effectifs, ce qui ne va plus malheureusement de soi à l'ère des « licenciements boursiers » ! Dans le cas de Hiolle industries (810 salariés dont 108 embauchés cette année), le prix récompense aussi le parcours exceptionnel d'un patron, fils d'agriculteur, parti avec pour seul bagage un CAP de dessinateur.

Patron exigeant
Née de la crise et du traitement des friches industrielles, la PME valenciennoise est aujourd'hui présente dans les marchés d'avenir : énergies renouvelables, recyclage des déchets, traitement des eaux et des fumées, etc. L'entreprise Hiolle ne connaît pas la crise. « J'ai rarement eu une conjoncture aussi favorable. Plus le pétrole montera, plus nous aurons d'activités », nous disait hier son patron qui vise un doublement de son chiffre d'affaires, de ses résultats et de ses effectifs en 2012 !

Nicolas Sarkozy, a lui aussi des objectifs très ambitieux pour 2012 : « Mon but, c'est de mettre la société française sur le chemin de la réforme globale pour, à l'arrivée, être l'un des pays du monde où, comme les autres, on ait plus de croissance, on ait moins de chômeurs, où le travail devienne la vertu cardinale. » Oubliant le texte préparé, il a voulu « parler franchement » aux patrons, petits et grands. « Vous êtes audacieux ? Eh bien très bonne nouvelle, je fais partie du club ! ». Mais il a rappelé que le succès de ses réformes ne dépend pas que de lui. « Ce n'est pas un homme seul qui peut changer les choses ». Jean-Michel Hiolle a apprécié : « On a un patron pour l'entreprise France ! », un patron exigeant aussi à l'égard des entreprises rappelées hier au juste partage des fruits du travail


les échos 14/09/07

PATRONAT - VIE POLITIQUE - SERVICES AUX ENTREPRISES -

Le chef de l'Etat demande aux patrons de partager son « audace »
[ 14/09/07 ]

Le président de la République a remis hier, à l'Elysée, le « Prix de
l'audace créatrice » à la société Hiolle Industries. L'occasion d'exalter
à nouveau l'esprit d'entreprise.
L'audace n'est pas toujours là où on l'attend : hier midi, Nicolas Sarkozy
a remis le « Prix de l'audace créatrice » à Hiolle Industries, une grosse
PME de Valenciennes qui se présente comme... « le leader mondial des
transferts industriels en Europe, Asie, Inde et Amérique du Sud ». Un
accompagnateur de délocalisations, en somme.
Aucune annonce
Plus sérieusement, le chef de l'Etat a profité de la cérémonie, très
protocolaire, dans les salons de l'Elysée, pour exalter une fois encore
l'esprit d'entreprise devant un parterre impressionnant de patrons, comme
il l'avait fait devant le Medef fin août. « Vous êtes audacieux ?, leur
a-t-il demandé, eh bien, très bonne nouvelle : je fais partie du club. »
Aucune annonce n'a pourtant été faite. Pas une ligne du discours écrit n'a
été prononcée, alors que Nicolas Sarkozy devait prendre de nouveaux
engagements sur la réduction des délais de paiement, le financement des
pôles de compétitivité, la propriété industrielle ou les marchés publics.
Tout juste a-t-il fait référence aux « très grands changements » qu'il
annoncera la semaine prochaine sur les régimes spéciaux de retraites et
l'avenir de la fonction publique, changements dans lesquels « chacun aura
sa place s'il joue le jeu ».
« Tous responsables »
En revanche, le président de la République ne s'est pas privé de mettre
les patrons au pied du mur. « Nous sommes tous responsables » de la
situation du pays, a-t-il insisté, « je veux porter les valeurs de
l'audace, mais je veux aussi que vous-mêmes portiez la volonté de
changement (...) et je ne serai pas complaisant ». Au passage, Nicolas
Sarkozy a égratigné les parachutes dorés « qui n'ont rien à voir avec le
comportement des entrepreneurs », ainsi que la langue de bois employée «
par toute l'élite française ». Pas de quoi ternir son image auprès d'un
auditoire toujours aux anges. « Epatant ! s'est exclamée la présidente du
Medef, Laurence Parisot, le président continue à mettre l'entreprise au
devant de tout. »
Pour le président de CroissancePlus, Geoffroy de Bézieux, « Nicolas
Sarkozy a le mérite de vouloir relancer l'ascenseur social ». A la sortie
de l'Elysée, Mercedes Erra (EuroRSCG) le trouvait « remarquable » et
Dominique Loiseau (Bernard Loiseau) le créditait de « beaucoup de
psychologie ».


GUILLAUME DELACROIX




Trente et un ans de croissance récompensés
[ 14/09/07 ]

Autodidacte.


C'est à un fils d'agriculteurs que le chef de l'Etat a remis hier le «
Prix de l'audace créatrice ». Jean-Michel Hiolle, autodidacte
valenciennois, a créé l'entreprise Hiolle Industries en 1976, en plein
déclin de l'industrie locale, le charbon et la métallurgie.
Paradoxalement, c'est dans le transfert de lignes de production et
d'usines clefs en mains vers des pays émergents qu'il s'illustre d'abord.
Au fil du temps, sa firme devient rapidement un groupe, par croissance
externe dans la maintenance industrielle, l'usinage de précision,
l'ingénierie, la construction métallique, l'hydraulique, la logistique, la
maintenance ferroviaire ou encore l'environnement (traitement des fumées,
lignes de broyage automobile). En 2000, Hiolle Industries entre au marché
libre puis, sept ans plus tard, au marché réglementé. Son chiffre
d'affaires approchera, cette année, 90 millions d'euros avec 850 salariés.
Forte de 31 exercices bénéficiaires successifs, la société se lance dans
l'énergie photovoltaïque et va créer une centrale solaire sur les 11.000
m2 de sa propre toiture.


LE FIGARO 14/09/07

Jean-Michel HIOLLE, lauréat du prix de l’audace créatrice 2007

C’était une assemblée de 600 chefs d’entreprise, fédérant patrons de PME et du CAC 40, qui était réunie hier à l’Elysée pour assister à la remise du Prix de l’audace créatrice par le président de la République. Fondé en 1995 par Marc Ladreit de Lacharrière, organisé avec le concours du Figaro, du Journal des Finances, de Valeurs Actuelles, du Point et de LCI, celui-ci a consacré cette année le groupe HIOLLE INDUSTRIES, une PME de Valenciennes qui connaît une croissance remarquable tant sur le plan du chiffre d’affaires et de la rentabilité que des effectifs.
« D’origine modeste, je ne peux qu’être humble en recevant ce prix et considérer le travail comme une valeur essentielle », a lancé son fondateur, Jean-Michel HIOLLE après le discours (improvisé) de Nicolas SARKOZY, célébrant l’audace et les entrepreneurs présents. Et appelant « à bouger la société à la même vitesse ensemble ». « Vous êtes audacieux, c’est une très bonne nouvelle ; je fais partie du club ! »
Audacieux, à 62 ans, Jean-Michel HIOLLE compte le rester, puisqu’il entend encore doubler son chiffre d’affaires (85 millions d’euros) et ses effectifs (810 personnes) d’ici à 2012. Homme de rigueur et gros bosseur, ce Picard, dernier-né d’une famille de petit agriculteur, a bâti sa réussite sur le business du transfert industriel. Après des débuts comme ajusteur monteur chez Bombardier, il crée Hiolle Industries en 1976 avec l’idée de démonter des usines « qui ne servaient plus pour les remonter dans des pays où elles pouvaient servir ».
Tente ans après, ce intuitif, qui sut aussi miser avant l’heure sur l’environnement, est à la tête d’un groupe spécialiste des services à l’industrie, concevant des solutions et des équipements pour le traitement des déchets et la protection de l’environnement. Un industriel de l’environnement en somme.
Avec 2200 clients dans 15 pays, dont la Chine, l’entreprise, introduite en bourse en 2001,a vu sa valorisation multipliée par 15 à 140 millions d’euros. Mais ce père de deux enfants (travaillant dans le groupe) veut rester lucide : « la valeur des hommes ne se voit pas dans un bilan, c’est pourtant celle-ci qui fait la valeur du bilan » insiste-t-il.


La vie financière 01/06/07

HIOLLE INDUSTRIES – Services indust.

Le conglomérat industriel du nord de la France, très actif dans les services industriels et les équipements pour l’environnement, a dégagé 7,2 millions d’euros de résultat opérationnel en 2006, pour 67 millions de facturations.
Le bénéfice net s’est établi à 4,9 millions.
Après son augmentation de capital, en Avril, la société dispose d’une trésorerie nette de
13,7 millions d’euros.


Notre conseil
Acheter vers 14 euros. La valorisation est certes élevée, mais le groupe dispose de multiples projets, dont certains permettront une forte accélération de la croissance.


Le journal des finances 26/05/07

EN BREF

HIOLLE INDUSTRIES
Belles perspectives pour 2007

Le groupe valenciennois a publié des résultats 2006 légèrement inférieur à nos prévisions.
Le bénéfice net est ressorti à 4,9 millions d’euros, contre 5,5 millions attendu alors que le chiffre d’affaires a progressé de 32,5% à 67 millions d’euros.
La croissance organique de 12,1% pour l’ensemble du groupe a été particulièrement dynamique pour l’activité ferroviaire (33%).

La direction a confirmé ses prévisions pour l’exercice en cours.
Elle table sur une hausse supérieure à 10% de l’activité et sur une marge nette de 5 à 7%.

Hiolle Industries a été transféré du Marché Libre au Compartiment C en Avril.
Au passage, la société a levé 20 millions d’euros qui devraient lui permettre de financer des projets d’envergure dans l’environnement et les énergies renouvelables.

Leur concrétisation dans les prochains mois pourrait donner un sacré coup de fouet à la croissance.


La Tribune 17/01/07

L’actualité des PME

La parole à Jean-Michel HIOLLE, PDG de Hiolle Industries

« J’ai renoncé à travailler avec la Chine pour me tourner vers l’Inde »

Hiolle Industries, basée à Valenciennes (Nord), est spécialisée dans l’environnement (usine d’incinération, traitement de l’eau, etc.) et les services à l’industrie, la cotraitance et la maintenance pour le ferroviaire, l’assistance technique, le transfert d’usines (lire « La Tribune » du 19 décembre 2006). Le groupe (78 millions d’euros de chiffre d’affaires fin 2006) est composé de 23 petites PMI, filiales à 100 % de la maison mère.

Pourquoi avez-vous renoncé à travailler avec la Chine ?

Il y a vingt ans, nous avons débuté notre activité de transfert d’usines d’occasion avec la Chine. Nous avons démonté pièce par pièce l’aciérie de la Société Métallurgique de Normandie (groupe Usinor) de Caen, pour ensuite la remonter à Handaii, au sud de Pékin. Ce fut un chantier équivalent au démontage de trois Tour Eiffel, soit 500 000 pièces détachées. L’usine a été opérationnelle en deux ans, au lieu de cinq s’il avait fallu construire, ce n’est plus possible.

Pourquoi ?

Nous avons tenté de reconduire cette opération, en proposant des centrales thermiques d’occasion. Mais nous nous sommes heurtés à l’intransigeance des fonctionnaires chinois du Plan. Nous avons dû lever dix-neuf obstacles administratifs pour, au final, buter sur le vingtième qui nous a été fatal. Le développement de la Chine aujourd’hui est tel qu’il n’y a plus de place pour le marché industriel de seconde main. L’importation d’usines d’occasion, garantie par EDF ou GDF, est désormais interdite.

Comment vous êtes-vous adaptés à cette modification majeure du marché ?

En nous adressant à l’Inde ! Dans ce pays, les interlocuteurs sont des compagnies privées, désireuses de se développer très vite en disposant d’usines européennes de seconde main. Soutenues par des capitaux américains, elles négocient leurs achats à travers le monde. Nos centrales thermiques d’occasion, labélisées EDF, sont de l’ordre de 50% à 60% moins chères que le neuf et elles correspondent parfaitement aux attentes des sociétés locales. Parmi elles, Mittal, qui est l’un de nos clients.

Propos recueillis par Fabrice DUDZINSKI


Article La tribune du 19-12-06

La dépollution, cheval de bataille de Hiolle Industries



Maintenance, dépollution, mise aux normes, transferts d’usines… installé à Valenciennes, le groupe a enregistré une croissance de son chiffre d’affaires de 87,58 % de 2001 à 2005.
environnement et globalement, le développement durable,est notre principal vecteur de croissance. Nous avons de multiples marchés et projets, tous très prometteurs», affirme Jean-Michel Hiolle, PDG du groupe éponyme. Et de citer pêle-mêle la maintenance du tramway de Valenciennes, pendant quinze ans, et ce, en cotraitance avec Alstom ; la mise au point d’un système de gestion électronique des écluses fluviales ; le bioéthanol avec un gros projet sur Dunkerque ; le broyage, la dépollution et le recyclage des voitures en Iran et à Madagascar ; la biomasse. thermique avec Poweo ; la mise en conformité d’usines d’incinération ; un partenariat avec Ramery et Rabot Dutilleul en prévision des appels d’offres liés au vaste chantier du canal Seine Nord, etc. «Nous avons su tirer profit de l’arrivée de réglementations européennes de plus en plus strictes», commente Jean-Michel Hiolle.

« Ainsi, précise le PDG, nous avons multiplié nos interventions pour les mises en conformité du traitement des fumées des usines d’incinération et développé notre ingénierie dans le traitement de l’eau. En cumulant les marchés liés à l’environnement et au ferroviaire, ces activités génèrent aujourd’hui près de 70% de notre chiffre d’affaires. Selon les segments, nous enregistrons des croissances de 15% à 20% paran. Le solde de notre chiffre d’affaires est lié aux transferts d’usines et à la maintenance.


Arrêté au 30 septembre 2006, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Hiolle Industries s’élève à 56,5 millions d’euros. Un chiffre en progression organique de 14 %, qui devrait permettre au groupe d’atteindre ses prévisions de chiffre d’affaires consolidé en 2006 à 78 millions d’euros, et ce en intégrant les croissances externes.
C’est en 1976 que Jean-Michel Hiolle, avec en poche ses CAP d’ajusteur et de dessinateur-projeteur, crée son entreprise. Il s’inscrit d’emblée sur le marché de la maintenance de l’assistance technique. Alors que la sidérurgie connaissait ses années noires dans le Nord et en Normandie, il lance une activité de transfert transcontinental d’usines.

SÉRIE DE CROISSANCES EXTERNES
Son premier marché sera le démontage complet de l’aciérie SMN de Caen et son remontage à l’identique à Handan, en Chine (30.000 tonnes de matériels et 20 tonnes de plans et documents !). Depuis, il a multiplié ses transferts en Inde, d’Autriche au Mexique ou encore de Suède en Indonésie. «De là sont nées ensuite des activités complémentaires dans les broyeurs automobiles, les centres d’incinération et des usines d’épuration. Et, en parallèle , j’ai développé des prestations pour les industries du ferroviaire, Alstom, Siemens et naturellement Bombardier. Nous sommes aujourd’hui un de ses tout premiers sous-traitants », explique Jean-Michel Hiolle.


La stratégie de cet autodidacte – il aime rappeler cette spécificité – a également été de mener une série de croissances externes. Dernières en date : Apegelec, spécialisée dans les automatismes électriques, Cetam, qui développe une forte activité dans le câblage ferroviaire, et Rhea, spécialisée dans les études et la réalisation de systèmes électroniques. «Aujourd’hui ,le groupe compte 23 filiales.Je préfère avoir à faire à 50 PME de 50 personnes ,plutôt qu’à un groupe de 2.500 personnes!» lance Jean-Michel Hiolle. Entré au Marché Libre en septembre 2000, le groupe ambitionne un transfert en Bourse sur l’Eurolist compartiment C dès le début de l’année 2007. À cette occasion, il sollicitera le marché pour une augmentation de capital de 15 à 20 millions d’euros. ■


Le Nouvel Economiste du 23/11/06


Prix du Marché libre

L’Entreprise de l’année



Hiolle Industries,
une belle croissance à financer

L’environnement est en plein boom, et le secteur industriel est capitalistique : deux raisons de recourir au Marché libre pour Hiolle Industries.
nscrite en septembre 2000 au Marché libre,Hiolle Industries a vu sa capitalisation boursière décoller de 7,5 à 114millions d’euros aujourd’hui. L’action, passée de 0,96 à 13,80euros,a rapporté gros. Avec 10% de flottant, 257 jours de cotation et 178000 titres traités, l’entreprise se situe dans la moyenne pour la liquidité. Ses activités: les services industriels avec des transferts transcontinentaux d’usines et les équipements pour la protection de l’environnement. Le marché a été de plus en plus réceptif au potentiel de l’activité environnementale de cette société,et les 750 actionnaires attendent, une fois que le transfert sur Eurolist C aura eu lieu , une nouvelle envolée, malgré un développement pourtant déjà soutenu : le CA, de 34 millions en 2004, atteint 72 millions aujourd’hui. De même, l’excédent brut d’exploitation, doublé de 3,8 à 7,7 millions, témoigne d’une maîtrise des coûts opérationnels.


Un autodidacte de la récupération

Jean-Michel Hiolle, autodidacte, a débuté dans un bureau d’études chez Bombardier. Après quelques promotions internes, il s’est installé à son compte avec quatre collaborateurs, dans le secteur de l’assistance technique et de la maintenance industrielle. Les années 78-80 sont alors marquées par le désastre sidérurgique du Nord –Pas-de-Calais. L’entreprise récupère du matériel – remettant en état des machines, des lignes puis des laminoirs-, puis le transfère dans les pays en voie de développement. Ainsi une usine de Caen est-elle vendue à la région chinoise d’Hebei pour 26,5 millions de dollars. Hiolle Industries se spécialise dans de nombreux métiers, dont la mécanique, la soudure ou la chaudronnerie, pour proposer une offre complète à ses clients. Parmi eux, le principal est un certain M. Mittal depuis 1981.
Aujourd’hui, 750 personnes travaillent dans le groupe Hiolle, qui réalise des transferts de France en Chine ou en Inde, d’Autriche au Mexique, ou de Suède en Indonésie. Dans les années 80, la société apporte des améliorations technologiques aux broyeurs automobiles, aux lignes de traitement de déchets d’ordures ménagères, et finalement à des centres d’incinération et des usines d’épuration. La création d’énergie par la biomassa, la réduction des gaz à effet de serre, les détecteurs de radioacivité ou le traitement de dechets hospitaliers font bientôt partie de ses activités à hauteur de 50 %.

Jean-Michel Hiolle est plutôt un animateur qu’un dirigeant, il préfère avoir affaire à 50 PME de 50 personnes plutôt qu’à un groupe de 2500 personnes. D’où la structure aux 23filiales . En 2000, à 55 ans le PDG songe à la sucession et donc à la valorisation de son entreprise. Il n’ignore pas non plus les avantages de la Bourse, à sa voir une marque de référence et une clarification du fonctionnement (normes IFRS, communication, etc.).

Sous les conseils de l’EFI, et parce qu’il est alors trop petit pour accéder au réglementé, Jean-Michel Hiolle accède au Marché libre en septembre 2000.
Les 6 années passées sur le ML se montrent fructueuses : les 319 actionnaires vont devenir 800. La part de flottant est élargie de 5 à 12 %. Aujourd’hui, l’accession à l’Eurolist C visée pour début 2007, avec à la clé une augmentation de capital (110 millions d’euros), un élargissement du flottant et une croissance externe.
















Le marché libre pour accroître la légitimité


Dès l’accession au Marché libre, Jean-Michel Hiolle constate des changements : le regard des banques et des grands comptes se modifie, ceux-ci savent qu’ils ont maintenant affaire à une PME qui a grossi et qui se solidifie. Les clients indiens, chinois mais aussi allemands, prennent en compte ce regain de l égétimité dans les négociations, car ils voient avant tout la présence sur la place de Paris, le marché important peu pour eux. Les ressources humaines en ont également profité ; la lettre aux actionnaires , l’information pointue sur les activités, la mise à l’honneur tour à tour des 23 filiales, ont renforcé la cohésion, le sentiment d’appartenance chez les ouvriers comme chez les cadres du Valenciennois, alors ravagé par le chômage. Enfin, cette accession a permis de se faire connaître et de donner confiance au monde de la finance : les lettres aux actionnaires, 2 à 3 fois par an, expliquant la stratégie et les deux métiers de l’entreprise, les articles sur Boursorama, les actions passées en 6 ans de 0,95 euro à 14 euros (soit 15 fois la mise) sont autant de liens créés, bénéfiques pour le développement ultérieur de l’entreprise.


Si c’était à refaire, Jean-Michel Hiolle –âgé aujourd’hui de 61 ans et s’apprêtant à céder la place au DG Denis Wautier – repasserait par le Marché libre.
Il avoue « qu’il n’était pas mûr pour présenter sous un bon angle les données comptables, techniques et financières ». Aujourd’hui, avant d’entrer sur le réglementé, il connaît les principales questions des financiers et sait ce qu’il ne faut pas dire. Hiolle Industries a un gigantesque potentiel de développement, car ses activités environnement collent bien à la réalité du moment. Ses activités d’énergie- biomasse gazeuse, éthanol, les machines 400 MWatt gaz avec Poweo – et de transport – contrats avec Bombardier, maintenance du tramway de Valenciennes pendant 15 ans, liaison fluviale d l’Escaut à la Seine – vont encore nécessiter des levées de fonds à la Bourse. Selon lui, le principal obstacle est que le Marché libre n’est pas assez connu, d’où l’hésitation des gérants de portefeuille. Les 400 entreprises cotées devraient être plus communicantes et les médias plus s’intéresser à celles qui perdurent et démontrent un véritable potentiel, à l’exemple de Hiolle Industries, qui a été nominé 6 fois dans les entreprises les plus performantes d’Europe ( une trentaine seulement peut en dire autant), avec une croissance interne variant de 10 à 47 %.


La Nouvelle République du 04/10/06


« Nouvelle rallonge de 79 275 €

Les élus de la communauté d’agglomération de Poitiers venaient de valider une nouvelle rallonge à l’usine d’incinération de Saint-Eloi : 79 275 € pour mettre l’isolement technique en conformité, aménager une zone de stockage de pièces détachées, isoler un transporteur mécanique particulièrement bruyant et installer une crinoline de cheminée.

Autant de travaux « non prévus et non prévisibles », indique la délibération. La somme viendra s’ajouter aux 9 millions d’euros que coûte la mise aux normes de l’usine. Neuf millions d’euros alors qu’il était question de 6 millions avant le lancement des appels d’offres.

En regard, le travail effectué par l’entreprise Hiolle-Industries (Valenciennes) est jugé irréprochable.
Daniel Lhomond, adjoint à l’environnement : « L’entreprise nous a remis l’usine dans les délais et son travail est impeccable. Nous n’avons qu’à nous en féliciter. »

La décision de Mme Olin d’arrêter l’usine le 28 décembre dernier parce qu’elle n’était pas aux normes, a été effective le 1er mars après un arrêté préfectoral donnant à la CAP un délai de quelques jours. A la mi-juillet, l’usine pouvait redémarrer. La DRIRE ( Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement) donnait son aval. La directrice de cabinet du préfet signait un nouvel arrêté autorisant l’usine à fonctionner à nouveau.

Il ne reste plus qu’à l’inaugurer. Ce sera avant la fin de l’année ».


la vie financière du 08 au 14/09/06

Cette belle entreprise industrielle, dont le cours de Bourse a déjà été multiplié par 15 depuis son inscription sur le marché libre le 11 septembre 2000, devrait se transférer sur l’Eurolist, au plus tard en janvier 2007. Le début d’une nouvelle aventure pour les actionnaires ravis…
Présent dans l’environnement (chaînes de traitement des épaves automobiles, systèmes de traitement des fumées des usines d’incinération, ingénierie de l’eau et maintenance associée) et les services industriels (maintenance des matériels ferroviaires, installation de centrales électriques et systèmes de cogénération, transferts d’usines intercontinentaux, coffrage…), le groupe travaille sur de nombreux projets. Gros contrats à l’export pour des chaînes de broyage, transfert de centrales électriques ou encore installation de plusieurs usines de production électrique à base de biomasse, certains contrats pourraient venir doper une croissance déjà solide. Et, après une grosse acquisition en mai (20 millions de chiffre d’affaires), de nouvelles opérations sont au stade de la réflexion, nous indique Jean-Michel Hiolle.
En vue de les financer, le groupe devrait réaliser une augmentation de capital à l’occasion de son transfert Eurolist. Une vingtaine de millions d’euros pourraient vraisemblablement être levés à cette occasion, même si la situation financière de Hiolle Industries (2 millions d’euros d’endettement net estimé fin 2006) lui laisse encore une bonne marge de manœuvre.
En 2006, Hiolle Industries pourrait dégager 8,2 millions d’euros de résultat opérationnel (+32%), pour près de 74 millions de chiffre d’affaires, le bénéfice net s’établissant finalement vers 4,4 millions (+30%). Avant de nouvelles années de croissance… Pour y faire face, Jean-Michel Hiolle, âgé de 61 ans, toujours aussi dynamique et enthousiaste, s’est désormais entouré d’une équipe de cinq jeunes cadres – dont ses deux enfants – à qui il passe progressivement la main.
D’ailleurs, pour formaliser davantage le processus, les organes de direction de Hiolle Industries vont être transformés : Jean-Michel Hiolle, fondateur et principal actionnaire du groupe avec sa famille (87% du capital), prendra la tête du conseil de surveillance, sa fille Véronique, en charge des finances, et Denis Wautier, en charge du développement, étant nommés au directoire. Une équipe qui a déjà prouvé sa valeur au cours des dernières années.

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A 25 fois les bénéfices 2006 estimés, le titre est bien valorisé. Après nos multiples conseils d’achat et malgré des perspectives de développement excellentes, nous conseillons désormais de converser.